La Rue de la honte / Akasen Chitai
Avec Machiko Kyô, Michiyo Kogure, Ayako Wakao
Synopsis
La vie de cinq femmes dans une maison close alors que le parlement nippon étudie un projet de loi sur la fermeture de ses maisons.
Je sais que les puristes préfèrent les films plus anciens de Mizoguchi, mais j’aime beaucoup La Rue de la honte, qui mélange les grandes histoires que des femmes se racontent aux très petites réalités qu’elles fabriquent quotidiennement. Je trouve cela très beau. Pour mon film, j’ai laissé venir les actrices. J’ai recueilli ce qu’elles-mêmes amenaient de leur propre sexualité. Ensuite, quand un élément pointait, je l’appuyais, je le travaillais. Mizoguchi donne presque l’impression que son choix de suivre telle ou telle femme est aléatoire. Son film est un mélange d’assurance un peu austère et d’humanité pure. On y trouve aussi cette conversation constante sur les dettes et sur la parure. C’est un film de contrastes. Dans L’Apollonide, la question de l’argent sous-tend la vie de tous les personnages, mais elle n’est pas centrale.