Droit de visite
Avec Denise Chiabaut, Guillaume Laperrousaz, Françoise Reinberg, Maurice Garrel
Synopsis
Un enfant retrouve son père et la maîtresse de son père tous les week-ends.
« On ne se souvient jamais du premier visage à émerger de sa filmographie. C’était celui de Françoise Reinberg dans Droit de visite, son second court métrage en 1965, alors qu’il n’a que dix-sept ans. Françoise a vingt-cinq ans... Elle est la maîtresse du pe re (Maurice Garrel), même si sept ou huit années seulement la séparent du fils, Guillaume (Guillaume Laperrousaz). C’est la journée ou le père a le droit de visiter le fils. Alors, ils s’en vont tous les trois en décapotable faire une balade en forêt. La voiture de sport est lancée a toute vitesse sur le périphérique. Et la , battu par le vent, le fils, assis a l’arrie re, regarde Françoise qui s’est retournée pour lui sourire. Et l’image soudain, parce que prise dans la vitesse, parce que sortant trop vite d’un tunnel, devient blanche, comple tement lactée. Et Garrel ne récupère pas la lumière au diaphragme: il laisse faire l’éblouissement.
On ne voit plus que la frange brune de Françoise, ses yeux noirs, et la cape de son manteau de fourrure qui, relevée de la sorte, augmente la force stupéfiante de sa séduction, la cercle d’un halo noir. Sachant tout cela, en jouant, elle porte un doigt a sa bouche. Le récit vient de se suspendre, stupéfait par tant de beauté. C’est le premier décrochage de l’oeuvre de Philippe Garrel. »
Les passages entre guillemets sont extraits du livre de Philippe Azoury,
Philippe Garrel, en substance.