La Vida util
Édition 2011
2010,
1h 07 min,
Uruguay, Espagne
VOSTF
Avec Felipe Arocena, Gonzalo Delgado, Jorge Jellinek, Manuel Martinez Carril, Victoria Novic, Pablo Stoll, Paola Venditto
Synopsis
Les films qui rendent hommage au cinéma sont aujourd’hui légion, mais combien sont-ils à être à la fois aussi légers et aussi profonds que La Vida util ? Jorge travaille depuis vingt-cinq ans à la Cinémathèque uruguayenne : celle-ci se porte mal, les salles se vident, l’âge d’or de la cinéphilie a vécu, et pourtant c’est le moment que notre héros à la grise mine mais à la silhouette imposante choisit pour donner une ampleur proprement cinématographique à sa vie. Federico Veiroj, qui y a lui-même travaillé, mélange acteurs professionnels et employés de la Cinémathèque de Montevideo dans leurs propres rôles. Les discussions, l’érudition, l’émission de radio, les problèmes sont vrais, mais le film est ce qu’il est : un film, pleinement, faisant de l’hommage non pas un adieu, mais une manière de dire bonjour au cinéma, de le recommencer. L’image est en noir et blanc, mais sur la bande-son bruissent des réminiscences héroïques, des chevauchées, d’autres Amériques… Jorge s’aventure dans la ville, se souvient des rues et des carrefours de L’Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau : retour, alors, aux premiers temps du cinéma. Tout est mélancolique, tout dévale la pente de la fin. Tout est drôle, en train de venir, de revenir : c’est une comédie. Qu’est-ce que le cinéma ? Non pas un refuge hors la vie, comme on le croit souvent. Le cinéma est l’usage de la vie, la vie trouvant son usage, La Vida util.
Nowadays, films which pay homage to the cinema are ten a penny, but how many of them manage to be so light and deep as La Vida util? Jorge has been working for 25 years in Uruguay’s Cinémathèque, which is not prospering: cinemas are ever emptier, the golden age of the cinema’s popularity is a thing of the past, but this is nevertheless the moment which our hero – grey-haired but well-built – has chosen for an appropriately cinematic vista of his life. Federico Veiroj, who has worked there himself, blends together professional actors and staff from the Cinémathèque in Montevideo, who play themselves. The discussions, the erudition, radio broadcasts – the issues are real, but the film is what it is: a film in the full sense of the word, paying homage, not saying farewell to the cinema. It is greeting the cinema, getting it started up again. The images are black-and-white but the sound-track is buzzing with heroic memories, cavalcades, other Americas…Jorge ventures out into the city, recalling the streets and crossroads of Friedrich Wilhelm Murnau’s Sunrise: so it is a return to the early days of cinema. Everything is melancholic, everything is slipping down the slippery slope towards the end. Everything is funny, moving to and fro: it is a comedy. What is the cinema? Not a refuge outside real life, as we are often led to believe. The cinema is about using life, about life finding its usefulness, its purpose. La Vida util.