La dernière fois que j’ai vu macao (a Última vez que vi macau)
Avec Epicentre Films, JP Rodrigues, R. Guerra da Mata, Cindy Scrash
Synopsis
En 2011, Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata réalisaient un court métrage documentaire tourné dans un marché couvert de Macao. Alvorada Vermelha - l’aube rouge - s’ouvrait par un escarpin rouge renversé dans la nuit et se fermait par l’image d’une sirène frétillant dans un bassin, suivie d’une dédicace à l’actrice Jane Russell, qui venait alors de disparaître. Entre autres rôles, les cinéphiles se souviennent l’avoir vue aux côtés de Marilyn Monroe, dans Les Hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks, et de Robert Mitchum, dans Macao - Le Paradis des mauvais garçons de Josef von Sternberg, Nicholas Ray et Howard Hughes. La Dernière fois que j’ai vu Macao est la suite d’Alvorada Vermelha. Mieux que la suite : son développement, son explicitation. Les ingrédients sont les mêmes : la fascination pour un lieu s’y exprime à nouveau dans les termes a priori opposés de l’exploration réaliste et de l’hommage à l’usine à rêves hollywoodienne. Le documentaire se mêle à nouveau à la fiction, et même à la fantasmagorie, ainsi qu’il arrive de plus en plus aujourd’hui. Un homme quitte Lisbonne pour Macao, trente ans après l’avoir quitté, parce qu’il a reçu un e-mail alarmant de son amie Candy - dont tout porte à penser, mais rien ne prouve, qu’elle est la danseuse glamour de la scène inaugurale. A son arrivée, Candy a disparu. Dans quelle piège est-elle tombée ? Quelle liaison dangereuse ? L’homme enquête, marche, se perd, redécouvre Macao. Maints fantômes passent, ceux de son enfance, ceux du passé colonial, ceux des femmes fatales et des polars, des séries B et des ombres à la fois redoutées et aimées. Comme si la mémoire d’un être, celle d’une ville et celle du grand cinéma romanesque d’autrefois étaient devenues une seule et même chose : une seule et même réalité, une seule et même chimère.
Emmanuel Burdeau.